Blob : organisme vivant non identifié

Vous l’avez sans doute croisé en forêt ou dans votre cave, sans savoir qui  il était : le Blob est une curiosité biologique composée d’une unique cellule. Ni animal, ni végétal, ni champignon, cet organisme primitif est doté d’une seule cellule comme un virus ou une bactérie. Le Blob, espèce de myxomycète est souvent jaune orangé, gélatineux et couvert d’une membrane gluante. Cet objet vivant non identifié est microscopique au début de son cycle; donc difficile à repérer dans son milieu – les forêts tempérées, à l’ombre ou certaines caves. Comme il possède plusieurs noyaux dans son unique cellule, il peut grandir ! Il n’y a pas de limite. Si bien que le plus grand Blob connu faisait 1 kilomètre carré de surface. Notez qu’il est possible de le couper en plusieurs morceaux. Sa membrane cellulaire se reforme automatiquement. Chaque unité possède du coup sa propre vie. La masse spongieuse du Blob n’est pas immobile. Elle peut se déplacer en contractant son réseau veineux. La membrane est ainsi capable de parcourir jusqu’à 4 centimètres par heure. Une vitesse maximale 10 fois inférieure à celle d’un escargot. Sans système nerveux, le Blob est tout de même capable de mémoriser. La créature ne cesse de surprendre. Elle peut entrer en dormance en se desséchant et devient alors quasi-immortelle. Une fois ré-humidifié, le Blob peut repartir, en redémarrant son cycle à zéro. C’est Audrey Dussutour, éthologue au CNRS et spécialiste du Blob qui a trouvé le surnom de la créature en hommage au film « The Blob » avec Steeve McQueen en 1958, où une masse gluante extra-terrestre grossissait à mesure qu’elle dévorait tout sur son passage…. Le physarum polycephalum, le nom scientifique du Blob, est visible au parc zoologique de Paris depuis octobre 2019. Le zoo situé dans le Bois de Vincennes est le premier du monde à accueillir cette espèce capable de comportements complexes. La créature est installée dans une « Blob Zone » à l’abri de la lumière.

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